lundi 15 février 2016
Musique! d'après Granville
le diable à Paris est riche d'aperçus de métiers plus ou moins oubliés. Ici, c'est autre chose qu'il propose, ce que j'ai regroupé par activité musicale, et aperçus du monde futur tel qu'il pouvait s'imaginer en 1835.
Musique! Donc…
Chanteur des rues
Vielleux
Dernier mot du progrès musical
la Musique de l'Avenir (en 1835)
Musique! Donc…
Chanteur des rues
Vielleux
Violoneux
Machine Double de deux-cents trombones, dont un basse
Plus de compliments à faire aux virtuoses! On y est depuis Charles Cros
l'Enfant artificiel!
Dernier mot du progrès musical
la Musique de l'Avenir (détail)
la Musique de l'Avenir (détail psychologique)
et voilà
vendredi 29 janvier 2016
Cache-sexe, dédié à Rohani
Bas les masques
Jacques Ponzio
Quelle différence y a
t’il entre le bruit d’une porte qui grince, d’un soupir qui s’exprime dans le
plaisir ou à la toute fin, le dernier, et le concerto pour une porte et un
soupir de Pierre Henry, pour ne rien dire du marteau sans maître?
Aucune, ou presque,
sur le plan pur de ce qui met en vibration l’air qui nous entoure, le son.
Toute, ou presque, sur le plan pur du désir de
donner à entendre et de son corollaire, le désir d’écouter, la musique.
Autre exemple :
qu’est-ce qui fait que le même plat de spaghetti couvert de gruyère râpé sera
perçu de façon si différente selon qu’il est regardé par un Biafrais
sous-alimenté, un critique gastronomique ou un top-model ? Le rapport à la
nécessité.
Bon, mais, quel
rapport avec les masques, cette thématique dans laquelle j’ai souhaité inscrire
ce texte ? On y vient, pas d’impatience.
Prenons une femme nue.
Enfin, quand je dis prenons, c’est au sens figuré, hein ? Selon qu’elle
est allongée sur une plage pour bronzer ou en train de danser sur la scène du
Crazy Horse, elle est totalement différente, tout en étant possiblement la
même.
La même ? Voire.
C’est là qu’intervient la notion de
masque, sous la forme du trop fameux cache-sexe, lequel a remplacé sur les
photos de couverture des magazines ou les illustrations de jeux de cartes
« cochons » vendus sous le manteau à l’époque pré-ixienne des années
cinquante, la brume ou le flou qui désignaient d’un voile pudique ce qu’il ne
fallait pas voir à l’endroit précis où il fallait, bien entendu, regarder.
Donc, le même petit
minuscule triangle de tissu noir ou bariolé ou encore cousu de sequins
brillants remplace le « flou-artistique ». Mais quelle serait alors
sa fonction. On dira un peu vite qu’un cache-sexe c’est fait pour cacher le
sexe.
Oulà, mais non, pas du
tout !
Le masque dont on
parle ici intervient dans un projet, exactement
comme ce qui fait d’un grincement de porte une œuvre musicale. Dans un
cas un projet musical, dans l’autre un projet érotique.
On pourra toujours arguer du fait que certains puissent
trouver leur jouissance dans l’observation à la dérobée de ce qui s’offre à
voir sans forcément désir de soulever
l’étoffe du maillot ou du pantalon du passant. De même, on pourra
trouver dans les bruits de la vie, les bruits de la ville, des mélanges, des
mixages qui en font, à leur insu, des choses intéressantes sur le plan musical.
Évidemment, il y a toujours des possibilités qu’une demande rencontre son
offre.
Si un ou une nudiste a
froid, il/elle peut se couvrir entièrement, mais pas le sexe. Par contre, si
une stripteaseuse a chaud, elle peut se découvrir entièrement, sauf le sexe.
Ah !
On comprend bien dès
lors, que le cache sexe, chez la femme est fait, non pas pour cacher le sexe,
mais pour le montrer ! Le montre-sexe, s’il cache quelque chose, ce sont
les poils. Pas très élégant quand même de dire qu’une telle a mis son
cache-poils pour entrer en scène…
Chez l’homme, c’est un
peu différent car si le cache-sexe cache bien, effectivement, le sexe, il est
là pour révéler la mise en tension cachée
par la vision des lignes de fuite du tissu qui trace la perspective de
ce qui va advenir : promesse du
désir de l’autre, certitude imaginaire de jouissance ?
Le masque, on le
comprend maintenant, permet de passer du monde de la nécessité, de ce qui est
subi, au monde du plus-de-jouir, de ce qui est recherché pour sa plus-value.
Le masque, qu’on le
sache ou pas, transforme le besoin en désir.
Balèze, hein ?
mardi 27 janvier 2015
Saint François d'Assise
Le Monde du 24 janvier 2015 est aujourd'hui mis à contribution pour ce billet très extraordinaire. Qu'on en juge : bien écrit, brillant, bien illustré, informatif, et faisant état d'une découverte exceptionnelle, même pour un agnostique. Catherine Vincent mérite qu'on lui laisse toute la parole. Il va de soi que ce texte et l'illustration qui l'accompagne sont ©Le Monde/Catherine Vincent.
jeudi 2 octobre 2014
Grisli Clandestin, spécial amitié nécessaire
Un éditeur qui écrit, publie et republie,
c'est pas mal, non?
En plus,
on ne peut pas dire
que ce soit un fou de la pub,
alors, je m'y colle…
jeudi 18 septembre 2014
le Métro Marseillais, ça en dit long…
Avant
Après
Après-après
Avant, après, quoi? Avant, c'est le plan original de la RTM. Après, c'est le plan, identique, mais dont les légendes ont donné lieu à des trouvailles anagrammatiques de ma part, grandement aidé par les membres de l'OuLiPo-liste qui se reconnaîtront par leurs initiales…
Après-après, c'est la version toilettée, définitive, celle qui devrait prendre place au cipM en février prochain, 2015
Après-après, c'est la version toilettée, définitive, celle qui devrait prendre place au cipM en février prochain, 2015
NB : c'est juste pour le fun, et même l'idée princeps vient de très loin; ce n'est pas vraiment une nouveauté dans le monde des OuCarPolâtres mais c'est une première en ce qui concerne Marseille
vendredi 27 juin 2014
Ce n'est qu'un rêve…
Oui, ce n'est qu'un rêve, mais alors-là, plutôt insistant. À résumer l'histoire, on remarque ce fait isolé : Vers l'âge de 30 ans, me revient au cours d'une séance d'analyse, un souvenir enfoui depuis mon enfance. Dingo fait un rêve, et dans ce rêve, il "voit" les plans d'une machine dont il ignore la destination et encore plus le fonctionnement; Il commence la construction de cette machine. La nuit suivante, il rêve encore et les plans se précisent. Chaque jour qui passe lui apporte de nouveaux plans. En réalité, dans mon souvenir, c'étaient deux épisodes qui suffisaient à compléter la construction de la machine. Et ces deux épisodes étaient séparés d'une semaine.
À l'époque, j'étais abonné ou je lisais le Journal de Mickey entre l'âge de sept et dix ans, peut-être 6 et 11, guère plus. Au milieu des années 80, je fréquentais la Bibliothèque Municipale de Marseille et me revint ce souvenir. Par chance, la seule collection complète de Mickey y résidait; je me fais sortir les années 50 à 62 pour viser large et je commence à me plonger dans l'exploration feuille à feuille de ces gros volumes reliés; Après quelques jours, j'abandonne la quête, pensant presque avoir imaginé tout ça. En tout cas la fourchette de dates ne colle pas, apparemment.
Hiver 2013, je réfléchis au thème du rêve dans son rapport avec l'action consciente diurne et… me revient ce souvenir. À ce moment-là, la Bibliothèque a déménagé dans les locaux magnifiques de l'Alcazar. J'y passe des heures à flâner dans les rayons de régionalisme, randonnées et balades. Inévitablement me revient ce souvenir. Me revoilà à l'étage des consultations spéciales et je demande que l'on me sorte une fois de plus les collections de Mickey. Une table roulante couverte de volumes reliés m'est apportée.
Derechef, je me plonge dans le feuilletage soigneux de chaque exemplaire hebdomadaire. Après plusieurs heures, je n'ai exploré que le tiers du tas; Les appariteurs me gardent bien volontiers sous le coude les volumes restants en me faisant promettre de revenir.
Le lendemain, me revoilà; très vite - on pourrait presque parler d'état somnambulique -, je découvre ce que je cherche, et que voici :
On voit par là qu'il existe une certaine réalité du souvenir, mais pour l'occasion assez légèrement déformé (parfois ces éléments sont beaucoup plus éloignés), que le tout consiste en une seule page au lieu de deux. Globalement, c'est tout-à-fait conforme à l'idée que j'ai retrouvée 40 ans plus tôt, et qui n'a cessé de faire retour de temps à autre jusqu'à ce que l'occasion se retrouve de reprendre l'exploration. Occasion? Ouais… Pas tant que ça. Pour parvenir à ce résultat, il fallait évidemment que soit levé un processus de blocage lié à un résidu de transfert. La maladie de l'analyste y a pourvu.
Enfin, ce thème du plan de quelque chose d'inconnu qui se construit au fil des nuits et des rêves qui les peuplent évoque naturellement ce qu'il en est des processus d'élaboration inconscients qui peu à peu deviennent visibles, palpables.
Tout ça pour ça?
Tout ça pour ça?
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